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Wednesday, July 25 2012

Les accros au sport reconnus comme malades

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Le sport, c'est bon pour la santé. Mais la pratique sportive excessive, voire compulsive, peut devenir une drogue.

L'addiction à l'activité physique se traduit par un « besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement » au détriment de sa santé, de sa vie professionnelle et / ou familiale. Il s'agit d'une véritable perte de contrôle, comme toutes les drogues.

Une étude de l'Inserm révèle que 4% des Français risquent de devenir accros au sport, et les hommes et les femmes sont concernés de la même manière. Les disciplines individuelles sont pointées du doigt, telles que le cyclisme, la musculation ou la course à pied.

Difficile de déceler ce problème, alors que le sport est une activité réputée bénéfique pour la santé, et socialement valorisée ! L'addiction au sport est la plupart du temps lié à un manque d'estime de soi, ou à des troubles de l'image corporelle comme l'anorexie ou la bigorexie. La bigorexie correspond à la crainte de ne pas être assez musclé. Les personnes soufrant de bigorexie se tournent vers le bodybuilding, les stéroïdes, et les régimes hyperprotéinés.

Le Centre d'Accompagnement et de Prévention pour les Sportifs (CAPS), un service du CHU de Bordeaux, est le seul en France à traiter les troubles psychologiques liés à l'activité physique. Isabelle Muller, psychiatre au sein du CAPS, souligne qu'il « faut arrêter de penser que c'est lié au sport de haut niveau. On peut s'entrainer vingt heures par semaine sans être accro. D'ailleurs, nous soignons en majorité des amateurs ».

Le docteur Muller complète « les gens viennent consulter quand ils sont blessés, car ils se sentent en manque », « certains patients sévères ont des tendinites, des fractures, et font du sport au péril de leur corps. Ils risquent de prendre des corticoïdes, non pas pour se doper, mais pour continuer leur activité ».

C'est souvent l'entourage qui donne l'alerte, de même que pour l'alcoolisme et toutes les autres addictions (jeux, internet, sexe, etc). La prise en charge est longue, passe par un travail psychologique, comme pour toutes les drogues. Mais encore faut-il être diagnostiqué, et aujourd'hui, trop peu de médecins réalisent que le sport n'est pas toujours bon pour la santé.

A quand les étiquettes « à utiliser avec modération » sur les équipements et accessoires de sport ?

Les accros au sport reconnus comme malades

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